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Archive for the ‘Randonnée’ Category

En général ce sont les idées que l’on doit bien s’enfoncer dans la tête (les bonnes de préférence) mais il arrive parfois des accidents lorsque l’on ne maîtrise pas le sujet, le verbe et le complément.
Notre pauvre ami chinois n’y est pas allé de main morte mais je vous rassure il va bien, quand bien même il a frisé la correctionnelle.

Se mettre martel en tête, cette expression bien française s’il en est, a selon les sources identifiées 2 significations connues. Celle d’origine est en passe, si ce n’est fait, d’être oubliée : douter le la fidélité de celui ou celle qu’on aime et se faire grand souci. Le martel donc le marteau comme chacun sait étant au XVI siècle le nom figuré de la jalousie.
La version contemporaine est une évolution de la précédente apparue courant du XVIII siècle. Le souci spécifique né de la jalousie s’est transformé au fil du temps à tout genre de souci ou d’inquiétude.

Cette expression valait elle réellement la peine de faire un article ? Je suis d’accord avec ceux qui se posent la question, c’est effectivement un peu léger, voire aérien.
En fait il y a une 3ème signification, voire une 4ème, une 5ème ….. Bref Gogol est largué et il faut tout faire à sa place.

Se mettre Martel en tête : prévoir d’aller dans le Quercy visiter cette magnifique ville médiévale  aux 7 tours, jumelée avec Téquila au Mexique (non çà ne s’invente pas et je ne suis pas frappé).

Se mettre Martel en tête : non Charles n’a pas construit la ville précédente malgré une légende prétendant le contraire mais que de soucis il a donné à des millions d’élèves sur moult générations. Allez rappelez vous ou sortez les antisèches : 732, Poitiers, les Sarrazins repoussés par les Francs. Ce Martel il n’a pas fini de faire parler de lui.

Se mettre Martel en tête : 16kms dans les gorges du Verdon, rando de 7H mini (selon pauses casse-croûte, baignades ou plus si affinité), sentiers sur berges, en balcons suspendus, baumes perchées, traversées de tunnels non éclairés, passage de brèches et dévers impressionnants. Oui le sentier Martel je l’avais tellement en tête que je suis allé le faire cet été. Là je me retrouve en terrain plus familier alors je vais dérouler un peu plus. Que les historiens et les habitants du Quercy ou voisins ne m’en veuillent pas.

Le sentier Martel doit son nom à Edouard Alfred Martel, le spéléologue qui fut chargé par la Compagnie Electrique du Sud Est d’analyser la faisabilité d’aménagement hydro-électrique du Verdon. En août 1905, accompagné d’un groupes de valeureux téméraires et avec des moyens et des canots de fortune, il s’engouffre dans le fond du canyon par le « couloir Samson » pour ne ressortir après 4 jours d’aventures alternant espoirs et désespoirs au « Pas du Galetas », près du pont romain d’Aiguines.

L’exploration était réussie, il en suivra d’autres et sous la houlette de Isidore Blanc, instituteur à Rougon (le local de l’étape si on peut s’exprimer ainsi), guide de Martel dans sa première expédition et ensuite avec le soutien du Touring Club de France le sentier Blanc-Martel verra le jour en 1928 et il est toujours entretenu et emprunté de nos jours, c’est en fait une portion du GR4 (chemin de grande randonnée)

La bête se découvre et exhibe ses entrailles peut être dans un dernier espoir de dissuader certains (en fait c’est l’effet contraire qui se produit, ce strip tease de la nature attire les foules et en rend certains complètement fous).

Départ chalet de la Maline (encore une qui s’est faite remarquée on dirait) et « pedibus jambus » pour 300m de dénivelé en descente. Moi qui suis habitué à observer d’en haut et voir un horizon dégagé, il m’ a fallu un peu de temps et quelques douleurs au niveau des cervicales pour profiter d’un spectacle merveilleux en regardant en l’air mais sans perdre mes pieds de vue dans les passages aériens où il vaut mieux ne pas glisser. Des accessoires de sécurité (escaliers, câbles) équipent des points sensibles mais certains qui a mon sens le mériteraient en sont dépourvus. Bien que cela ne soit pas mentionné sur tous les topos, c’est un parcours sportif interdit aux VTT, aux chiens (sous peine de portage dangereux dans des endroits délicats) et aux enfants en bas âge.

Et voici la tant redoutée brèche Imbert et son fameux escalier enchâssé dans la paroi. 262 marches pour perdre 100m de denivelé, il faut admettre que c’est plutôt raide à tel point que mon sac à dos frottait sur les marches au risque d’accrocher. 2 solutions : descendre en marche arrière ou se basculer vers l’avant pour décoller le corps de l’échelle. N’aimant pas la marche arrière, on ne sait jamais sur quoi on peut tomber j’ai opté pour la seconde solution mais les mains ont eu du boulot. Cet escalier est si étroit que sur les marches il est impossible de se croiser, il faut profiter des rares plateformes de changement se sens pour cela et en pleine saison entre ceux qui montent et ceux qui descendent c’est le bouchon assuré.

Si, si c’est bien le chemin et il faut aussi y mettre la main au rocher pour progresser

Petits balcons fort sympathique et baumes avant de redescendre au niveau de l’eau pour un casse-croûte bien mérité. La baignade très peu pour moi mais certains ont osé dans un eau glacée, idéale pour le pastis et sans glaçons.

Les fameux tunnels qui impressionnent, surtout ceux qui ont oublié leur frontale, le plus long fait 800m et est formé en « S » donc c’est le noir complet on ne voit pas la sortie. Pas de problème on fait du coéclairage pour les distraits.

L’entrée du couloir Samson et ses falaises vertigineuses où nichent les vautours et où se trouvent de nombreuses voies d’escalade qui attirent des grimpeurs et grimpeuses de toute nationalités. Ici la prudence est de mise et il n’est pas question de grimper sans protection mais çà tout le monde le sait
Ce passage marque aussi la fin de la randonnée dans les gorges proprement dites pour remonter vers le parking avec un bon petit dénivelé.

Quelques derniers clichés d’en bas avant de remonter vers Point Sublime où se trouve heureusement la voiture. Vu l’heure plus de bus pour rentrer à La palud mais que  le stop.

La nuit tombe, les gorges vont se refermer et se reposer avant d’avaler de nouveau le lendemain une énième  giclée de microbes bipèdes (le plus souvent hétéro) prêt à tout pour pénétrer ce lieu magique.

Bon, je ne peux pas résister à une petite dernière pour la fin même si les puristes vont souligner qu’ils voient 2 « l » sur la photo. Je leur répondrais certes que c’est vrai mais attention à ne pas trop se mettre Martell en bouche d’abord et en tête ensuite sinon la lecture de cet article ne leur sera guère possible.

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Le parc national des Écrins possède de nombreux joyaux. La Bérarde, petit village du haut Vénéon, localisée à 1720m d’altitude et considérée comme la Mecque de l’alpinisme isérois, en fait partie et est représentatif de cet Oisans âpre et rude mais tellement chaleureux quand on sait l’apprécier et s’y faire apprécier.

C’est un lieu mythique attaché à plein d’histoires et de légendes ayant contribué à la renommée du parc depuis de nombreuses années. Il est également associé pour l’éternité à un homme, Pierre Gaspard, qui pendant l’été 1877 gravit la somptueuse Meije, toujours vierge en son sommet mais pourtant tellement convoitée.
Pâtre dans la vallée, il a su apprendre les montagnes et glaciers environnants tout en les respectant. Guide pour les moutons puis plus tard pour les touristes grimpeurs, il a su se montrer à la hauteur de tous ses défis avec une bravoure et une générosité telle que sa renommée a dépassé largement les limites de la vallée. Il a suscité de nombreuses vocations de guides et son esprit est toujours présent lorsqu’une cordée suit une des nombreuses voies qu’il a ouvertes.

 » La terre d’Oisans avait mis au monde un très grand guide, mais Pierre Gaspard fut bien plus que cela : un seigneur de la montagne… « [André Georges]

Aujourd’hui, malgré l’évolution de l’alpinisme et l’afflux estival du tourisme alpin et de grande randonnée, la tradition perdure et venir faire une course ou une randonnée en partant de la Bérarde est un « must » pour tout amoureux de la montagne, de la neige et des glaciers.

L’accès déjà se mérite. Situé en haut de la vallée du Vénéon à environ 30kms de Bourg d’Oisans, le village est facile à trouver, c’est celui où s’arrête la route qui bien que goudronnée n’en reste pas moins très étroite après St Christophe, avec de nombreux passages aériens demandant une très bonne concentration du chauffeur et où les croisements nécessitent l’utilisation des quelques refuges routiers. En hiver celle-ci est même fermée pendant plusieurs mois car coupée par plusieurs couloirs d’avalanche ou en cas de chutes de neige trop abondantes.

Les « anciens » que l’on rencontre sur les chemins, les massifs environnants et qui trottent comme des chamois malgré un âge bien avancé se font un plaisir de vous raconter leurs souvenirs et leurs regrets de voir la nature être autant dévorée par notre civilisation. L’exemple le plus cité est le recul des glaciers (environ – 20m par an pour celui de la Pilatte), la réduction de l’épaisseur du manteau glacier en raison du réchauffement climatique. C’est un drame terrible pour eux et il arrive que les yeux s’embuent de tristesse et nostalgie pour bien vite laisser la place à la jovialité et à l’hospitalité face aux amoureux de leur paradis..

Le programme était simple : rejoindre le refuge de la Pilatte, à 2580m, au pied du glacier du même nom et y passer la nuit. Accompagnant 3 alpinistes aguerris et équipés de casques, baudriers, piolets, cordes et tout le reste, je m’imaginais bien que tout ceci n’était pas destiné à faire une soirée déguisée sur le thème du french cancan mais il était convenu que pour moi, étant donné ma non compétence de cavaleur de jupons … glaciers, je n’irai pas plus loin que le refuge.

Alors c’est parti suivez le guide, La Pilatte est le plus gros glacier du secteur et il vaut vraiment le détour.


La Bérarde vue du sentier qui remonte vers le fond de la vallée


Le Vénéon aux eaux glacières laiteuses


Le cadre est grandiose et la montée très progressive. L’appareil photo chauffe, je dois le ventiler


Mais cette vallée n’en finit pas. On croit en voir le bout mais elle sinue au pieds de tous ces massifs en faisant un strip-tease pour nous permettre d’en découvrir progressivement formes et courbes … la coquine.


La végétation se fait de plus en plus rare et l’objectif est en vue, le refuge se trouve au sommet du piton que l’on aperçoit en fond de vallée. Dire que le glacier venait jusque là il y a plusieurs siècles. Il faisait très froid à l’époque, pas un temps à laisser un Lao dehors.


Et une énième traversée du Vénéon pour attaquer la partie finale très raide dans une moraine parfois capricieuse. Allez encore un effort, plus que 450m de dénivelé à franchir … Pourquoi j’ai choisi d’aimer la randonnée et pas la belote ? Ceci est un grand mystère…


4H après notre départ, que voilà un refuge qu’il est accueillant mais la bière ce sera pour plus tard.


Perché sur le piton, il n’ y a pas 36 possibilités. A droite pente raide donnant sur le glacier, a gauche barre rocheuse à franchir pour aller vers les sommets et derrière le refuge le sentier d’accès. Mais quelle vue !

Le premier refuge qui sert pour l’hiver uniquement date de 1924 et comme il menace de tomber dans le glacier, il est maintenu par câbles et élingues. Il faut être confiant…. Il se trouve juste derrière et à droite de celui que l’on voit qui lui a a été construit en 1954.

Le piton bouge et régulièrement des fissures apparaissent dans les constructions ce qui fait dire au gardien que boucher les dites fissures ou utiliser des élingues sans analyse de fond par des géomètres, ce n’est que reculer pour mieux sauter si je puis m’exprimer ainsi.


Oui je disais bien quelle vue! C’est magnifique et on se sent tout petit face à cet énorme glacier


La crêtes des bans sur un ciel immaculé.’


Le petit coin et les élingues c’est juste pour empêcher que ces commodités ne basculent dans le glacier. Marrant mais personne ne prend un journal pour la petite lecture et l’attente n’est jamais très longue.


Ah la bonne soupe du CAF ou plutôt de la femme du gardien. Elle eût un franc succès, la soupe. La gardienne aussi mais dans une moindre mesure. Et devinez quoi après ? Poulet….. je suis verni moi.


Bon ce n’est pas toute mais les grimpeurs se réveillent tôt. Une dizaine dans un dortoir, pas la peine de sortir le sac de couchage mais plutôt les boules Quies.

N’arrivant pas à dormir je suis allé m’installer sous les étoiles pendant 2 H : magiques

Ce fut réveil 6h00 avec lumière en plein dans les yeux et fenêtre grande ouverte alors que dehors il faisait environ 0°C. Et le gardien ne nous a même pas fait un câlin. Des rustres ces gens de l’Oisans ….. J’ai fait quelques photos et me suis recouché optant pour la version réveil marmotte.


Apparition du soleil sur le glacier, il est environ 8h30. Quand je pense à mes 3 acolytes qui doivent se trouver sur les crêtes, je regrette de ne pas avoir pu aller avec eux mais sans expérience ni matériel approprié c’eut été de la folie. Ce n’est que partie remise.


La Pilatte nous tire la langue, chargée de pierres, poussières d érosion et crevassée à souhait. Régulièrement un entend des craquements ou l’on voit des rochers qui se détachent et courent se faire avaler.


La vallée morainique encore dans l’ombre et le froid. Chamois et marmottes se sont montrés mais avec mon appareil, impossible de faire des clichés corrects. Je n’ai pu avoir proprement que des chocards coquins. Je sens qu’il va falloir investir mais sans trop s’alourdir.


Vu l’endroit, le ravitaillement se fait par hélico et en raison du gel d’un captage d’eau, il a fallu limiter son utilisation et demander des rotations hélico supplémentaires.


Retour vers La Bérarde avec avoir récupéré mes 3 chamois qui sont montées au Gioberney à 3350m. J’ai vu leurs photos. Que de regrets ou plutôt que d’espoir.

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Pour tout randonneur, même débutant, il ne fait nul doute qu’il n’y a guère de confusion entre un chamois et un ours. Si c’était le cas il faut vite consulter un ophtalmo.
La différenciation peut être légèrement plus délicate entre bouquetin et chamois et encore il faut être parisien(ne) qui ne sort pas du métro.
Maintenant mouflon et bouquetin relève de la subtilité mais je vous laisse œuvrer et faire bosser Google pour les « ceusses «  concernés.

Et les oiseaux ? Mince il y en a un qui y a pensé.
Allez, je vais évoquer la confusion la plus communément faite (je le sais car moi aussi je tombé dedans).
Le corbeau de ville a fait des émules non pirates. En montagne sévit le chocard que beaucoup ont appelé et d’autres appelleront encore et encore le choucas alors qu’il s’agit du chocard.

Premier point facilitant l’identification, le choucas ne vit pas en altitude mais en plaine donc la probabilité de rencontrer celui-ci se tapant l’incruste chez son cousin montagnard est caïman nulle comme disait un crocodile de mes amis. De plus il a un bec noir et des pattes de la même couleur donc vue de face ou latérale, à bonne distance,là, plus de doute possible.
Le chocard a quant à lui un bec jaune et des pattes noires quand il est jeune qui virent au rouge vers 1 an. Je connais des montagnards qui virent au rouge en buvant de l’eau magique mais là c’est une autre histoire… Hic.

Peu farouche, il n’hésite pas, même seul, à approcher le pique nique des randonneurs et il sait pour cela user de mille stratagèmes entre la discrétion la plus totale, arrivant à pattes par derrière ou bien en réalisant un show de vol libre à l’américaine avec cascades, plongées et retournements dans l’espoir qu’on leur jette une obole.  J’en ai également vu un qui volait sur le dos en faisant des clins d’œil mais cela reste assez rare.

Même si c’est tentant, ne pas leur donner de nourriture surtout du pain car ils ne digèrent pas le gluten de blé . Si eux aussi s’y mettent où va t’on … 🙂

Par contre dur, dur pour les photographier en vol sans un appareil approprié, la vitesse et les brusques changements de direction rendant toute anticipation pratiquement impossible. Avec un petit APN de poche, mieux vaut photographier les paysages ou les jolies randonneuses qui elles aussi peuvent être « choucardes » même si elles ne volent pas, quoique physique et honnêteté n’ont absolument aucun point commun.

C’est à l’occasion d’une randonnée au pic St Michel dans la partie Est du Vercors que je les ai rencontrés, je n’ai pas mis de «e» donc je parle des chocards uniquement. Cet alpage si paisible est bien trompeur car il se termine par une immense et vertigineuse barre rocheuse de plusieurs kms donnant sur Grenoble et sa périphérie Ouest. Bien entendu toute chute est formellement proscrite dans ce qui pourrait ressembler à un chaudron du diable quand les nuages s’en mêlent mais ne traversent pas sur le plateau. La règle de base en de telles conditions est de ne pas approcher au-delà de la distance mini de sécurité, à savoir sa propre hauteur +50cm. Si on chute sans rouler, on a ainsi toute chance de ne pas basculer vers un voyage en Enfer et de servir de nourriture au Diable. Le problème est que entre la théorie et la pratique la relation n’est pas parfaite mais plus fusionnelle. Le chemin de bord de crête passe de temps a autre en fonction du relief bien à l’intérieur de la zone dite interdite donc un pied sûr est plus que recommandé quand on ne peut pas éviter le passage.


La patrouille des chocards du Vercors à l’entrainement.


Le Vercors va être une nouvelle fois notre terrain d’aventure avec tous les secrets qu’il recèle


Le pic en haut, objectif en vue


Cela s’affaire dans la cuisine, on voit un petit fumet


Ah çà se précise on dirait


Non il ne s’agit pas d’une éruption mais d’un gros nuage qui remonte la falaise


Crêtes des crocs juste avant celle de l’ours. Le col de L’Arc est en contrebas et non visible juste derrière la pierre au milieu.


çà c’est cadeau pour les filles


Petit bonus : le coin d’en haut vu du bas (Grenoble) quelques jours plus tard. Je vous l’avais dit que le Diable est présent.

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N’allez pas croire que c’est de tout repos et bien que ce soit physique , cela n’ a rien à voir  avec une sieste crapuleuse. Non ne partez pas tout de suite attendez encore un peu, peut être que vous serez séduits.

Bon alors brossons le tableau.
En fait Le petit Som, qui se prononce « son » et non « somme »(oui je sais je vous ai « enduit » en erreur) est un pic du massif de la Chartreuse en Isère et qui culmine à 1772m. C’est une très jolie randonnée avec quelques passages délicats suivant la voie empruntée mais il y a plusieurs accès possibles.

Pause technique : pour des raisons indépendantes de ma volonté j’ai dû mettre des photos format timbre poste. Ce n’est absolument pas pour tester votre taupitude, n’y voyez rien … de mal. Pour un format plus sexy cliquez sur la photo et n’oubliez pas d’éteindre la lumière en repartant.

Point de départ à la Correrie des Pères Chartreux située à 840m d’altitude, la croix du petit Som se trouvant à 1772m.
1772 – 840 = 932m de dénivelé non cumulé. Ben pour une reprise, çà c’est une reprise mais « à cœur vaillant rien d’impossible ».

Et c’est parti. Passage rapide devant quelques belles à cornes ayant décidé de se faire une partie de dames en arborant un délicieux parfum, « Fleur de bouse », dernière création de Testée Laudeur. Bon, sympathique et rural à souhait mais même avec la meilleure volonté du monde rien n’est possible avec aucune d’entre elles et il reste un bout quand même alors il ne faut pas s’éterniser non plus, de plus les badauds excitent les mouches.

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Silence ! Nous arrivons dans un espace de recueillement. Les moines prient dans ce magnifique couvent de la grande Chartreuse. C’est joli, c’est calme cela donne envie de se poser et de profiter de ce bruyant silence de la nature dont la mélodie varie au gré du vent qui souffle dans les arbres. Un GR (sentier de Grande Randonnée) à flanc de massif et parfois « aérien » ( à éviter par temps de pluie) permet une approche plus sportive et surplombe magiquement ce lieu.

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Après une jolie scierie construite pour les besoins propres du couvent on commence à attaquer la forêt…heu la scierie aussi d’ailleurs vu le nombre de troncs gisant le long du sentier.
On dirait qu’un chant parvient à mes oreilles, je crois entendre des voix. Pourtant il n’y a pas de doute ce sont bien des voix, un chant religieux. Mais bien sûr ! Au détour d’un chemin on découvre la mignonne petite chapelle St Bruno, complètement isolée et cachée par la végétation prolifique,  source sonore inondant l’espace d’un sacré son, je voulais dire d’un son sacré. Quand les moines hauts chantent que c’est beau. On dirait presque du Era ou Enigma sans les « saints thétiseurs » et autres instruments électroniques, bien sûr.

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Mine de rien la pente devient de plus en plus raide, c’est le dernier tronçon forestier et les efforts sont récompensées quand les derniers arbres s’effacent pour laisser apparaître un magnifique alpage. Alors la pause s’impose ! Ce repos réparateur est mis à profit pour se remplir ou se vider , c’est selon,voire les deux.

Face à l’adversité il faut fuir ou s’opposer si on est bien équipé pour le faire. Le soleil est omniprésent sur cet espace et point d’ombre, c’est dire que cela va chauffer sur la cabeza. Je sors donc le « cheich » et me momifie de noir la boite à neurones. Que les touaregs dorment dorment tranquille, on ne risque pas de me confondre avec eux donc aucun risque pour que je leur fasse de l’ombre (ben non, là il n’y a pas de photo).


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Quelques centaines s de mètres plus et c’est le col de la Ruchère à 1407m d’altitude donc pas question de s’économiser dans ce passage verdoyant agrémenté de sources et ruines datant de l’installation des premiers moines.


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Et nous voilà enfin face à « la bête », se prélassant au soleil comme une belle sur la plage (admirez le maillot). Dernière grimpette mais la plus éprouvante : 365m de dénivelé sur 800m de distance avec une cheminée à passer en final.


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Évidemment bâtons repliés et chute interdite. Avec la fonte des névés, ce passage particulièrement glissant n’a été que peu apprécié et pas question de repasser par là au retour.

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Enfin la fameuse croix qui signe la fin des hostilités pour la montée nous accueille et c’est tant mieux.  Au non des pères, défis et sains d’esprit (enfin pas toujours ….). Restauration, repos (non ce n’est pas moi qui ronflait mais une marmotte) dans un cadre magnifique, il faut profiter, on ne fait pas cela tous les jours.

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La descente s’est faite en empruntant un autre chemin qu’il a fallu aller chercher plus haut en se dirigeant vers le grand Som, puis retour dans la forêt après avoir passé un habert (bergerie, étable, cabane,….) dont il existe différents types et modèles dans le secteur (habert de Bovinant, habert de Billon). Signe des temps, celui que vous voyez à droite est même muni d’un digicode sur la parte d’accès des vaches. C’est pour celles qui vont en boite et rentrent trop tard, il ne faut pas réveiller le patron et préserver la sécurité des copines quand même.

Retrouvailles avec le couvent puis la Correrie et c’est déjà hélas, après 6h de crapahutage, le retour vers la maison, les yeux encore émerveillés par tout ce qui a été vu, le nez saturé de tous ces mélanges d’odeur mais aussi, il faut le reconnaître avec les muscles quelque peu endoloris par les efforts fournis. Il va vraiment falloir que je trouve une masseuse au pair pour me détendre et restituer tonus et dynamisme.

Alors tenté(e) ?  …. je veux dire pour la rando sinon pour la masseuse j’aurais mis au féminin uniquement.

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Chose promise, chose due je vais vous faire suivre l’évolution de ce dossier tout en respectant la confidentialité de rigueur.

J’ai passé une mauvaise nuit de dimanche à lundi malgré les antalgiques avalés sans plaisir et la douleur s’étant malgré tout intensifiée lundi après midi je me suis résolu à aller faire un examen clinique. Les radios ont révélé ce que je soupçonnais à savoir une fracture de côte du côté gauche, la sixième pour être plus précis. Bilan arrêt de travail, 6 à 8 semaines de guérison dont 4 au moins sans pratique sportive ou physique (non chérie, cette fois ce n’est pas la migraine et j’ai un certificat médical) sous peine de tout recasser.

Bien évidemment mon programme pour les fêtes risque d’en pâtir hélas et j’ai déjà dû annuler toutes les autres sorties prévues et ce à contrecœur comme on peut s’en douter.

Le plus triste dans tout cela ce n’est pas l’accident, car malgré toutes les précautions, on sait qu’un accident est stupide et prend des formes parfois très étranges mais c’est l’attitude du musher (conducteur du traineau) qui ne se montre absolument pas conciliant et refuse même de fournir des informations nécessaires pour la déclaration aux assurances.

Ce monsieur, professionnel de santé, compétiteur international et secrétaire d’un club de chiens de traineaux a un comportement indigne de son pedigree. Mon sentiment est qu’il n’a eu aucune maîtrise de son attelage (il a reconnu lui-même qu’il n’y avait pas assez de neige pour pouvoir freiner), ni de la situation et que cet accident peut ternir son image voire impacter son avenir. Il essaie donc de se couvrir en ne jouant pas franc jeu et en voulant gérer seul ce dossier ce que bien sûr je refuse.

Selon la réglementation en vigueur -Responsabilité et esprit sportif- :  […] tout conducteur (musher) est responsable du comportement de ses chiens, de son assistance ainsi que son propre comportement sur les lieux de la course et sur la piste […]

Le moins que l’on puisse dire est qu’il a oublié la règle de base qui régit l’activité qu’il pratique et savoir que ce triste sire est un compétiteur international m’inquiète sérieusement quant aux niveaux inférieurs vu sa maîtrise des chiens, du traineau et du contexte. J’ose espérer qu’il n’est pas en plus formateur.

On craint déjà les chasseurs lors de balades en forêt maintenant il faut y ajouter les mushers. Attention ils sévissent aussi l’été en remplaçant un traineau à neige par un kart avec des roues.

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L’année 2009 ne m’épargne pas et vu ce qu’il s’est encore passé aujourd’hui j’ai peur de la tournure que peut prendre cette année avant son terme. Certes il ne reste que 11 jours mais sans être fataliste, non, non, non, tout peut quand même m’arriver.

Tout le monde se rappelle, tout du moins ceux qui me connaissent, ce stupide accident du mois d’aout ou une hache libertine et racoleuse est venue faire du gringue à mon genou qui n’en demandait pas tant. Bilan pompiers, urgences, tendon abimé, rééducation et quelques mois plus tard je gambadais comme un cabri prêt à faire une nouvelle connerie.

La connerie est arrivée ce 20 décembre 2009 mais là je dois dire que ma responsabilité n’est pas engagée sauf d’avoir été au mauvais endroit et au mauvais moment.
En ce jour béni des vieux et des dieux par la même occasion j’ai entrepris de faire une rando raquettes avec un groupe de grenoblo-visiteurs….La température très basse en centre ville ( -12°C) laissait augurer un bon
-20/-25°C sur la crête de la Molière mais au diable les varices quand on est jeune fort et beau, à coeur vaillant, rien ne résiste.

Par contre même avec la volonté et l’envie d’en découdre avec les éléments, il faut savoir se montrer prudent. L’état des petites routes sur le Vercors ne permettait pas d’accéder au point de départ sans une prise de risque pour les 5 voitures qui formaient le convoi. Il fut donc décidé d’opter pour un plan bis, au col de la croix Perrin où l’accès ne posait aucun problème.

On se gare, on se prépare en même temps de 2 attelages de chiens avec leurs mushers hommes (à ne pas confondre avec mushroom in english qui veut dire champignon) et puis nous partons sur cette magnifique route forestière toute enneigée. Soudain un attelage de chiens nous double, le suivant suit. Un chien, deux chiens, trois chiens et boom je ne vois pas le quatrième et chute lourdement au sol après avoir ressenti un choc important derrière les jambes. J’avoue que là j’ai un peu perdu mes esprits mais quand la lumière fut revenue j’étais face à 5 chiens aboyant à tout va et qui tiraient comme des fous les cordages qui les attachaient pour continuer à cavaler. En fait le quatrième chien avait des problèmes d’orientation et au lieu de suivre les autres il a décidé de me contourner m’envoyant valser avec l’aide de ses 8 congénères (9 chiens sur l’attelage) comme une vulgaire crêpe de 85kg. Je n’ai pas vu venir le choc mais j’ai senti arriver la douleur et mon côté gauche a bien dégusté au niveau des côtes et la douleur fut vive.

Une charmante courageuse randonneuse vint à mon secours pour m’extirper de ce mauvais pas alors que le musher (pilote de l’attelage) semblait ne pas être concerné du tout. Plus tard mais alors bien plus tard (on l’a revu sur le parking en fin d’après midi), il s’excusa et expliqua qu’il ne pouvait rien faire car ses chiens étaient trop excités et limite incontrôlables donc si vous voyez un attelage de chiens, planquez vous il y a des barjots en liberté qui ne maîtrisent rien.

Une fois remis sur pieds, je décidais néanmoins de poursuivre la rando mais ce ne fut pas un bon choix. Nous traversions de splendides endroits avec un groupe sympathique et la douleur qui s’intensifiait m’a fait rater beaucoup des plaisirs que ces moments étaient censés m’apporter.


Non je ne suis pas allé aux Urgences malgré la douleur car un dimanche soir, cela ne doit pas être la joie. Je me suis octroyé une soirée de surveillance avec médicaments anti douleurs pour voir l’évolution et peut être aller faire une radio demain. Je vous tiendrai au courant.

J’ai pris la décision de postuler au Guiness book des records dans la catégorie « accidents insolites ». Vu le nombre gens gens qui se font agresser à 4 mois d’intervalle par une hache et un attelage de Huskies (les chiens de l’attelage), je crois que j’ai toute mes chances.

Mince moi qui pensais avoir arrêté les sports à risque, devrais m’inscrire au club de belote de mon village ou alors rester chez moi et regarder les différentes saisons des chiffres et des lettres ? Ah, là c’est sûr, je vais devenir vieux…………..

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Dimanche 22 novembre 2009.

J’ai mal dormi, j’ai mal au dos, je porte une ceinture de maintien, il pleut, il fait froid, il vente et la randonnée montagne prévue à la tête de Louis XVI dans l’Oisans risque d’être annulée.

Encore une journée qui commence bien comme il faut….Mais au pays des fous de là-haut, la raison n’ a pas sa place : on tente le coup quand même.

Je commence à marcher et j’oublie ma fatigue, mon dos, ma ceinture de maintien, la pluie, le froid, le vent, les dévers vertigineux rendus glissant. Tiens là un groupe d’une vingtaine de chamois pas effarouchés  le moindre du monde et ici des fossiles (rostres de bélemnite), souvenirs pétrifiés de plusieurs millions d’années d’age. Qu’il a dû s’en passer des choses ici !

Enfin, 3heures plus tard j’atteins finalement le sommet repu et rassasié de tout ce que ce cadre magnifique m’a offert malgré des conditions a priori peu favorables. Je n’ose imaginer la même course par une belle lumière printanière après la fonte des neiges. Merci Louis XVI de m’avoir invité dans ton blog de terrain, il est enrichissant à souhait et source de bien être ce qui n’est pas toujours le cas sur la toile. Cela valait bien un article en remerciement. A bientôt.

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