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Archive for the ‘Randonnée’ Category

« Team building » mais qu’est-ce encore que cet anglicisme Barbara ?
Est il mot logiquement parlé, en anglais, « team » signifie équipe et « building » construction.
Le pavé étant jeté dans la mare, accompagnons le et regardons le donc s’enfoncer au fond du lac.

Cette expression, « team building », correspond à une pratique fort recommandable, utilisée dans certaines entreprises ou groupes et qui vise à développer des valeurs collectives comme l’implication, l’interdépendance, la faculté de travailler en équipe dans le cadre d’activités ludiques ou événementielles en groupe.

Renforcer la cohésion (mais hélas pas cohérence) dans les services, départements pour en améliorer l’efficacité et le rendement est le leitmotiv. Il n’y a pas de fumée sans feu, si vous croyez que votre entreprise vous paye pour aller faire du paintball, du rafting, du trekkng ou autre jeu de groupe, alors que d’autres de vos collègues sont en plein boulot, vous vous fourrez le doigt bien profond dans … l’oeil .

Suivant les valeurs identifiées comme étant à développer, le patron, disons plutôt pilote (je n’aime pas le mot patron sauf peut être en couture et encore), choisira telle ou telle activité.
Ainsi la gestion du stress par exemple ne se régalera pas d’un repas dans un restaurant sauf si la peur de ne pas pouvoir dévorer toute la carte  se manifeste. Rappel important vous ne payez rien à part de votre personne alors en prendre pour le maximum.
Pardon qui a parlé d’éthique ? C’est bon, on se comprend ….
Par contre pour  le saut à l’élastique mieux vaut avoir mangé léger pour cultiver le dépassement de soi-même car sinon ce qui risque de dépasser sera haut en couleurs mais pas des plus agréable.

Des sociétés spécialisées ont su flairer le créneau et proposent leurs services pour organiser de la session basique jusqu’au « all inclusive » de luxe.

Le « must » que j’ai pu voir et pratiquer en ce domaine , c’est en Chine. Les prestations dignes d’agence de voyages spécialisées dans la culture d’entreprise. Les budgets sont colossaux, les lieux et activités toujours très originaux et insolites avec une infrastructure et des ressources locales impressionnantes. Les conjoints sont même parfois invités à participer, renforçant ainsi le pouvoir de l’entreprise au sein de la famille, une forme de chantage subliminal.
Mais on ne déroge pas à la règle d’or pour ne pas faire de jaloux. Toute le monde à l’usine en semaine et « team building » le weekend (je n’ai pas dit tous les weekends non plus).

Essayez donc d’organiser une telle séance en France. Je ne sais pas disons plusieurs centaines de personnes dans la baie du Mont StMichel faisant la course contre la marée remontante avec en toile de fond solidarité et transfert des compétences face à la difficulté. Et une difficulté qui vous trace à la vitesse d’un cheval au galop (cheval fatigué et marchant au pas car en vérité c’est environ 1m/s. Mince je viens de briser une légende, Victor Hugo va m’en vouloir) en fait n’est pas une difficulté mais un cauchemar pour les plus faibles dont certains, noyés pour avoir fait de mauvias choix et non assistés par les collègues plus sportifs et égoïstes qui ont réussi à se mettre à l’abri.

Je ne me rappelle plus du taux de perte autorisé…LOL et je tairai volontairement le nom de ceux qui pourraient réussir à convaincre certains de leurs collègues qu’ils faut courir vers les vagues et non en sens opposé. Là c’est un autre outil appelé « team killing » mais on en reparlera dans un autre article peut être.

Je rappelle que le thème (je n’ai pas dit le but) n’est pas la manipulation cérébrale, c’est pour une autre session. L’objectif n’est pas de se séparer du personnel mais bien de faire adhérer, c’est ce qu’on appelle la culture du disciple moutonneux ou syndrome panurgien, presque une secte pour certaines entreprises.
Ceux qui ne veulent pas s’y coller, par contre, feraient bien de revoir leur CV vite fait.

Bon je passe la logistique avec le transport les hôtels, la bouffe et tous les petits tracas d’une telle organisation. Maintenant il faut trouver les acteurs parce que le « frenchy »pour ne citer que lui, en grande majorité et contrairement au chinois, il y tient à son weekend. C’est LE moment privilégié de sa semaine avec les courses de caddies (pas sur les parcours de golf), la course aux soldes et promotions, la sacro sainte TV, le match de foot du petit dernier ou le magnifique repas de famille soporifique du dimanche midi et plus si affinité….

Il est de notoriété publique qu’un tel régime tue mais contrairement aux cigarettes ce n’est pas écrit sur le paquet. Tout est un problème d’éducation et en l’occurrence le paquet c’est nous… et la solution est en nous.  Ne chinoisons pas chacun est libre de faire ce qu’il veut mais attention le vice serait d’être esclave de sa liberté.

La baie du mont St Michel peut être tranquille et les autochtones aussi, ils ne seront pas dérangés avant longtemps… sauf par des chinois peut être ….

Et le résultat alors ?

J’ai vu des collègues de travail chinois éclater de rire et se donner à fond collectivement dans les jeux et fêtes diverses pendant tout un weekend (des chinois qui se lâchent c’est impressionnant) pour ne même pas se dire bonjour le lundi matin à la reprise du boulot !!!!
Oui du boulot il en reste à faire en Chine car l’énorme argent investi n’est pas suffisant, il faudrait avant tout revoir les mentalités des collaborateurs par rapport aux relations hiérarchiques car sans entrer dans un libéralisme fou, la croyance exacerbée du chef qui a toujours raison est peut être ce qu’il y a de plus nuisible pour la Chine mais une bouée pour le reste du monde. Certains l’ont compris et mettent à profit l’esprit d’initiative des collaborateurs, la bouée se dégonfle lentemant, ceux qui ne savent pas nager ont du pain à faire la planche si ils ne veulent pas couler. C’est timide mais le pas est pris, « gaffos » ça va chauffer à Landerneau … dans pas longtemps.

Pour le fric je ne suis pas trop inquiet. Parfois même, vu les résultats peu probants sur les faits, je me demande si ce fameux « team building » n’aide pas à déclarer de faramineux coûts de formation déduits du résultat de l’entreprise et permettant un substantiel allègement de la contribution fiscale. Mais chut … je ne suis pas aveugle ni contrôleur de gestion, juste lucide et clair voyant.

Tout ça pour dire quoi au fait ? Ah oui cette semaine notre équipe de 8 personnes s’est votée à l’unanime amitié une période d’auto « team building » incluant une rando en montagne au lac du Crozet, suivie d’un dîner gastronomie montagnarde.
Bon personne ne regarde, rapprochez vous je ne vais pas le crier sur l’étoile, le « team building », là c’est du pipeau. On s’entend super bien dans cette équipe et on délire grave ensemble, on avait surtout envie de se faire plaisir dehors comme on le fait de temps à autre. Le « fun », il ne faut jamais oublier le « fun » surtout quand ce n’est pas « fun ».

Notez que « team » peut aussi se transformer en « mate » qui signifie camarade. Hé oui, certains y voient un avantage personnel avant celui de la société mais l’entreprise y retrouve ses petits de toutes façon alors au diable les varices….

Donc départ de Freydières à 1130m d’altitude pour rejoindre le Lac Crozet à 1970m soit 840m dénivelé. L’option retenue est de ne pas chausser les raquettes car pratiquement aucune neige au départ mais de les porter en cas de besoin là-haut car la neige est présente mais nous n’en connaissons ni la structure ni l’épaisseur .

La moitié du parcours se fait en forêt et pas de difficulté particulière si ce n’est que c’est un peu raide comme démarrage et surtout il faut veiller en permanence aux plaques de glace qui se jouent de nous avec un malin plaisir. Chutes prévisibles, chutes arrivées …


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Après la traversée de la forêt, le passage délicat : un dévers glacé. Ambiance rock ‘n roll pour les guibolles mais là pas besoin de cavalière ni de savoir danser, des crampons auraient aidé çà c’est sûr mais marcher avec ceux-ci nécessite une maîtrise sinon on peut se blesser.


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Arrivée sur un premier plateau bordé de couloirs où il vaut mieux ne pas rester quand la neige est abondante.


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Magnifique cairn doté de rubans propice à la réflexion et à l’imagination. Il faut continuer à monter mais parfois la neige est très poudreuse et on s’enfonce par zones. Les raquettes restent sur le sac, nous sommes prêt du but.


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En tout moment en tout lieu, il faut suivre sa lumière. A droite c’est une canalisation forcée qui alimentes les papèteries de Lancey


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Et voici le fameux lac, probablement le plus visité de la chaîne de Belledonne, vu l’hiver et l’été. Bon l’angle de prise vue n’est pas exactement le même mais l’orientation est là.


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Au fond le col de la Pra, le refuge du même nom se situe derrière. Passage incontournable pour des courses plus prestigieuses encore comme la croix de Belledonne.


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Congères sur la digue et abri sommaire. L’été l’eau arrive à fleur de la digue et les photographes se régalent en fin d’après-midi. Les couleurs sont magnifiques et les reflets intenses. A voir …


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Redescente en glissades plus ou moins contrôlées après une petite collation bien méritée. A côté du parking où sont stationnées les voitures, le lac des grenouilles est glacé. La nuit commençait à tomber alors les grenouille d’eau bénite hier sont allées se planquer dans l’étron, pardon les troncs, ce qui revient au même en fin de compte.


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Allez un bon feu, une bonne ambiance et un petit Mont d’or fondu avec salade et pommes de terre. Qu’il est bon parfois de bien mesurer le résultat escompté car il est bizarre que la mémoire collective s’estompe pour oublier les calories perdues pendant la course en comparaison de celles engrangées goulument à l’occasion de la cérémonie dinatoire.

En ce cas il faut se rappeler la parole du sage : bien mal acquis ne profite qu’à soi ….

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La Pinéa dans la Chartreuse, cet éperon rocheux qui culmine à 1771m est bien connu des grenoblois car même pour le citadin basique qui n’ira jamais le gravir, il fait partie du paysage au même titre que le mescal dans un bar mexicain. Et attention, tempête sous la tête !
Selon des vieilles croyance mexicaines le gusano, le ver que l’on trouve dans les bouteilles de mescal aurait pour propriété de donner pouvoir et virilité après ingestion.
Euh là je m’égare …

Donc au programme, enchaînement de 2 sommets : la Pinéa en premier puis trônant à 1867m, le Charmant Som (non ce n’est pas une sieste même pas crapuleuse car il faut prononcer « son » à la français quand bien même votre progéniture masculine revendiquerait autre chose.


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A partir du parking de la piste de ski on suit le sentier, transformé en gigantesque patinoire et où commenceront les premières chutes, chutes qui se prolongeront tout au long de la rando.
En sortie de forêt la belle nous apparaît enfin le mamelon turgide dénudé. Attention, ne pas s’y fier et rester bien couvert car le froid est vif, le vent est de la partie aussi donc les conditions sont réunies pour une bonne crève si on ne prend pas garde du corps pour se protéger des risques. On ouvre uniquement pour évacuer les calories excédentaires mais on ne se balade pas à poil quand même, quoique ça ce soit déjà vu.


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Mais que voilà donc ? En tournant la tête à bâbord on peut découvrir le plus haut sommet de la Chartreuse, Chamechaude (2082m), aussi appelée Damechaude par tous les grimpeurs du coin. Il est vrai que l’arrivée par ses balcons ne laisse pas insensible même un honnête homme. Par contre le risque est à la hauteur de la beauté et une sécurisation en cordée n’est pas inutile pour les moins expérimentés .


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La partie finale de l’ascension devient de plus en plus raide jusqu’à atteindre une barre méritant grande vigilance car si chute il y a ici, dégâts forcément il y aura.
L’arête sommitale est l’été bien encombrée. A cette époque c’est encore fréquentable mais des parois glacées interdisent de sortir en boucle il faudra donc faire marche arrière sur la voie d’accès.  Nous profitons du panorama exceptionnel et nous amusons des facétieux chocards qui concoctent un ballet improvisé des plus attractifs.


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Nous avons encore du pain sur la planche mais ce jour est béni car sa majesté Mont Blanc daigne sortir de son halo pour généreusement nous montrer son sommet au dessus du massif de Belledonne (Belle d’homme pour les mêmes qu’avant). Et on dira que ce n’est pas féminin la montagne comme activité!
De nouveau passage de la barre, et ça repart. Ce passage est plus varappe en fait que marche et il faut utiliser les 2 mains après avoir rangé les bâtons sinon c’est galère.


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Poursuite par les crêtes du Montfromage avant une pause bien méritée (35°C sous les cocotiers, sable fin,cocktail détonnant et hamac en prime)


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Le repos en cette île paradisiaque fut court car le Charmant Som se profile à l’horizon et il reste de la trotte à faire. C’est sur ce dévers à gauche que je suis tombé à cause d’appuis incertains mais là il n’y avait que de la glace et des crampons (oups) auraient été utiles. Et hop déjà un truc pour ma liste au père Noël.
Et quant au coude la douleur s’estompe et pour un bon verre il se lève sans problème.


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Nous venons de la pointe extrême droite de la zone blanche centrale et nous allons y redescendre plus tôt que prévu. Effectivement 2 membres du groupe sont en difficulté, les piles sont « nase » et ils sont au bord du malaise. Un à cause d’asthme et l’autre par fatigue due à manque d’endurance. En ce cas il n’y a même pas discussion , le groupe reste uni et on se met au niveau du plus faible pour assister.
En coupant à travers bois et pistes nous avons rejoint sans encombre le parking. Donc ce fut un petit 800m de dénivelé cumulé au lieu d’environ 1000 mais ce fut très agréable quand même et cerise sur le gâteau aucune fatigue donc c’est de bon augure pour les courses montagne de printemps qui monteront beaucoup plus haut. On continue à s’entraîner quand même car cela va vite arriver.

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Pour qui connait le Vercors, toute randonnée pose un problème majeur : l’eau. En effet ce plateau est un massif karstique présentant un paysage tourmenté, un réseau hydrographique essentiellement souterrain, ayant dans le sous-sol creusé de nombreuses cavités : reliefs ruiniformes, pertes et résurgences de cours d’eau, grottes (La Draye blanche,, Choranche, …  ) et gouffres (gouffre Berger, trou qui souffle, …).

Le Vercors donc avale l’eau qu’il reçoit et la restitue par des gorges (Furon, Engins, Nan,….) après qu’elle ait suivi un parcours étrange et complexe ayant permis la création, dans ses entrailles, des mystérieuses et tortueuses cavités mentionnées auparavant.

Régulièrement visitées  par l’homme, même pendant des périodes parfois interdites, le prix à payer peut en être lourd, c’est le prix de la vie et tout individu qui s’y aventure inconsidérément n’a qu’à s’en prendre à lui-même et pas  à son infortune.

Malgré ce manque d’eau en surface, une légende flotte en ces lieux, il y aurait un lac magique, chanteur et enchanteur. Y accéder est un signe divin et les élus en repartiraient grandis et riches d’un pouvoir leur permettant de changer le cours des choses si le lac chante. J’imagine, si cela m’arrivait tout ce que je pourrais faire. Bon j’arrête je vais me faire du mal là.
En plus avec la neige et la glace qu’il y a en ce moment dans cette partie exposée Nord, on pourrait passer à côté sans le voir, caché et dissimule par le blanc manteau.

Il est dit qu’un dragon y est enfermé seulement l’hiver, pris sous les glaces. Ses griffes acérées rayant l’épaisse et transparente couche pour essayer de s’échapper, engendreraient sons étranges, craquements plus ou moins prononcés parfois lugubres comme si le lac chantait toute la tristesse du dragon et son grand malheur.
Entre nous il n’est pas futé ce dragon de se faire piéger ainsi tous les ans mais bon pour ce que j’en dis…

Je réajuste les dragonnes (non ce n’est pas la femelle du précédent) de mes bâtons, nous voilà partis, guidés par une lumière diffractée et déjà une mélodie se fait entendre. Si tôt, c’est impressionnant… Non ce n’est que le téléphone portable d’une fille du groupe. Quelle idée quand même, prétendre venir s’isoler et laisser allumé le « micro-ondes à blabla » !

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Or période glacée du lac, le dragon s’envole vers de nouveaux horizons mais où, cela reste un grand mystère et le lac en ces moments ne distillerait en aucune façon de chant ni n’offrirait grand bonheur et félicité

Déjà plusieurs randonnées sur ce plateau en espérant trouver ce fameux lac, toutes furent un échec et la quête du lac perdu a suscité bien des intérêts et des convoitises, alimentant les conversations le soir au coin du feu au point que à qui reviendrait la paternité d’une telle découverte, faisait l’objet de paris sous le manteau blanc : la lotte elle rit du lac perdu.

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Il est appelé le lac Naveté et pas Naiveté comme on a pu l’entendre mais on en perd la trace sur les cartes récentes en raison de la transformation des sentiers, du désintérêt et l’aménagement de pistes de ski de fond, n’oublions pas que nous sommes près d’Autrans où se déroule tous les ans la fameuse course de ski de fond : la Foulée blanche.

Même pas une fée pour nous aider. Tiens mais nous sommes déjà passé par là, à moins que … Après multiples tours et détours nous on en revenions toujours au même point,  profitant au passage des moqueries des skieurs qui connaissaient la raison de notre présence. Le téléphone dauphinois n’est pas mal aussi dans son genre. Avant de repartir dans notre quête (à vot’ bon coeur Messieurs dames), nous décidons de trouver un coin sympa pour le pantagruélique repas. Je suis étonné à chaque fois de constater tout ce qu’il est possible de mettre dans un sac à dos … puis dans un estomac ou un gosier ensuite.

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On s’enfonce légèrement dans un bosquet et là tel un exhibitionniste révélant progressivement son anatomie, le lac se dévoile petit à petit, strip tease langoureux d’arbres et de branches pour se montrer nu mais par pudeur recouvert d’une blancheur  immaculée.

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Tiens, mais qui voilà ?
– un fou baignant sa solitude dans la douce harmonie des couleurs du soleil ? oui on dit cela de moi
– bloggeur insomniaque ? ce n’est pas faux mais là je ne dors pas, je profite; le dragon est en train de me gratter la glace sous le dos. Hummm… que c’est bon!
– un écouteur de glace ? effectivement la glace a chanté a plusieurs reprises, au début de façon presque insensible, laissant à penser comme une détonation dans le lointain, au cœur même de cette forêt, puis plus fortement et pour finir, par un sinistre et long craquement sec : le pouvoir était transmis, il allait me servir quelques jours plus tard avec grand bonheur mais avec beaucoup d’appréhesion car un pouvoir qu’on ne maîtrise pas peut autant créer de la joie que de la tristesse.

– Hé Marcel ! Mélusine à flocons en route et Lancelot du lac
– Faut y aller mollo avec la lac quand même
– Et pourquoi donc, tu crois qu’on va avoir des flocons en forme de poisson ?
– Si on pompe trop d’eau pour les canons à neige , la glace va craquer et je ne te dis pas si un fou est allongée dessus à ce moment là.

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Photo d’art chive mais pas namoi.

En ce dimanche matin de fin de janvier, le temps est bien gris, tellement gris que l’on n’y voit pas à 10m.

Zut, j’ai oublié d’ouvrir les volets. Une fois ceux-ci baillant béants, la profondeur de champ atteignit la centaine de mètres, horizontalement parlant.

La température (extérieure) est -2°C et l’humidité ambiante donne une sensation  de -5°C au moins, tout au plus.

Mince, espérons que la couche est mince et qu’une fois traversé ce linceul de brouillard, nous aurons la royale présence de l’astre roi pour profiter de jolis points de vue. L’objectif du jour est une randonnée raquettes vers l’Ecoutoux en Chartreuse, tout près du Sappey.

Vu d’oiseau, de parapente, de planeur, d’avion bref de dessus, l’Ecoutoux est une pyramide parfaite dont le sommet permet une vue panormagique sur 360° permettant par beau temps de voir ce Mont dit Blanc mais pour le mont Noir, par contre, il ne faut pas rêver quand même.

Pour ceux qui ne connaissent pas de près ou de loin les sorties raquettes je vais profiter de cet article pour une modeste mais pertinente contribution initiatique à cette magnifique activité que nous envient les inuits eux-même. C’est inoui !

D’abord il faut des raquettes. Mais non pas celles-là mais des raquettes à neige

Bon là c’est mieux mais ce modèle basique, très convenable pour de la rando à la journée, n’est pas à recommander pour un raid chez les pingouins ou le grand nord qu’en a bien. (là je sens la feuille d’érable en train de frémir. Pas de panique, attendons la chute)

Ensuite il faut de l’étanchéité : chaussures, pantalons voire guêtres en cas de neige profonde. Là, sur la photo, la neige n’est pas profonde du tout

Il faut ensuite de la bonne neige à perte de vue. Allez un peu d’imagination diantre !

Une fois les raquettes chaussées ou les chaussures raquettées, yaka, fokon et c’est parti. Non ce n’est pas la même photo car là, les raquettes sont invisibles. Sur la précédente il n’y en avait pas.
Les bâtons c’est selon le goût de chacun, moi je m’en sers pour me protéger des ours.
Superstition ou non, jamais je n’ai vu d’ours (à part moi) quand je marche avec des bâtons. J’hésite quand même à ne plus les utiliser, dès fois que …

Surtout ne pas se tromper, mais bon tous les chemins mènent au rhum et puis il y a la dame du GPS au cas où. Celle qu’on avait avait une extinction de voie, elle affichait les infos y compris sa mauvaise humeur. Bêcheuse va !

Le paysage est magnifique, la neige est légère très légère, pratiquement transparente. Les flocons volent dans les rais du soleil qui percent la forêt et tourbillonnent au gré du vent.

Avec la neige, le balisage disparait parfois et les cairns, ces amas de pierres sont là pour indiquer la bonne direction dans cette blanche épaisseur.  Il est bien évident qu’il ne faut jamais détruire ou installer un cairn, sans instruction d’une personne responsable de l’entretien des sentiers, des randonneurs pourraient s’égarer et tomber sur des ours.

Après 400m de dénivelé et quelques plaques de glace ayant marqué durement l’honneur de certain(e)s, on atteint finalement le sommet.

d’où le panorama est saisissant. J’ai dit …  le panorama


Oups …

C’est mieux

Pas mal !

Le soleil dort, personne ne dore

Mais attention, il ne faut pas pour autant oublier que la pointe de l’Ecoutoux est bordée de barres rocheuses plus ou moins hautes et qu’une chute aurait des conséquences fâcheuses.

Retour vers la civilisation. Ah la magie d’un bois d’éveil qui s’éveille !

Une dernière pause pour finir les restes, agrémentée d’un sympathique café réchauffeur de doigts puis retour chez soi après cette folle mais pourtant bien réelle randonnée.

Alors vous voyez, ce n’est pas dur les raquettes à neige, (quand on les laisse dans le coffre).

La semaine prochaine j’irai bien skier moi. Mais j’ai compris, je vais directement dans le désert …
Ha, ça hara, ça hara, ça hara …. on se dune du plaisir.

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La routine vous agace et vous vous demandez comment partager encore plus de sensations avec votre compagnon ou compagne ?
Je rassure aussi les célibataires, ils ne tiendront pas la chandelle, même seul on peut prendre son pied.

La foule en délire demande où, quand, comment, …. Sur la photo, intéressez vous à la ligne transversale. Mais que cela peut il être ?

Avant de répondre plus en détail je vous laisse regarder cette vidéo très explicite qui ne permettra peut être pas à tous de grimper  au septième ciel mais au moins de s’en approcher pour autant qu’on accepte de se lâcher, enfin en ce cas ce n’est peut être pas le bon mot.

Pour un meilleur ressenti, mettez le son à fond, la vidéo en plein écran et voici « El camino del Rey »

Ce passage se trouve le long de la paroi escarpée de la gorge étroite d’El Chorro, dans le parc naturel de Los Ardales près de Malaga dans le sud de l’Espagne.

À flanc de falaise, ce « chemin du roi » a été construit en 1901 (on peut apprécier la performance technique et humaine) pour les besoins de la construction d’un barrage et permettre l’accès des ouvriers et de matériel. Il fait à peine 1 mètre de large et surplombe le vide de plusieurs centaines de mètres par endroit. Le camino n’est plus utilisé depuis l’achèvement du barrage en 1921 et est tombé dans l’oubli, il se désagrège progressivement depuis n’étant plus entretenu.

Redécouvert il y a quelques années par des adeptes de l’acrophilie (fan de vertige), il est devenu un « spot » à visiter mais le prix à payer est parfois cher. Plusieurs accidents mortels ont permis à certains, à cause d’une chute vers l’enfer, de monter au ciel ou au moins au purgatoire, ce qui est, avouons le, paradoxal.
2 morts en 1999 et 2 autres en 2000 (je n’ai pas trouvé les chiffres pour les années suivantes), le gouvernement espagnol a donc décidé d’en détruire les 2 entrées pour éviter d’autres accidents.

Mais la passion ne se ravale pas aussi simplement et des « accros » du vide ont continué de le fréquenter en le sécurisant sur certains passages avec un câble comme sur une Via Ferrata.

A noter que l’homme qui filme est un équilibriste professionnel et qu’il a fait le parcours sans autre équipement de sécurité qu’une bonne paire de chaussures.

Acrophobe moi-même, j’aurais bien trop peur … de faire tomber la caméra 🙂

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Cette période de l’année, pré-hivernale est difficile pour le randonneur en montagne car elle limite le choix des sorties et réserve des surprises avec les caprices de l’ami Théo. En effet, à cette époque, la neige sur les sommets est insuffisante ou peu stabilisée pour le ski et les raquettes mais suffisamment « casse-gueule » pour les sorties pédestres. De là à considérer qu’il ne faut randonner que dans les bars, discothèques ou autres endroits de détente et festifs il n’y a qu’un pas (mais pas du curé) mais que je me garderai bien de faire.

En conséquence, il faut revoir son dénivelé mais surtout son altitude de point de départ à la baisse et le pas du curé répond à ces critères.

Non, le pas du curé n’est pas la dernière danse à la mode dans les cures ou pratiquée par les moniales. C’est un endroit du Vercors Nord qui permettait aux curés à l’époque de rejoindre le plateau à partir des gorges d’Engins (c’est le nom, je n’y peux rien).

C’est une jolie sortie en forêt avec quelques endroits sécurisés par rambardes ou main-courantes quand des passages étroits ou petites barres sont à franchir. Charme certain même par temps de pluie mais attention en période de chasse dans ce genre d’endroit à faible visibilité, se signaler bruyamment et visuellement peut être un geste de survie.


Barrage d’Engins, point de départ

 


En voilà un beau sentier forestier

 


La roche flirte avec les arbres. Ces nanas, toutes les mêmes…

 


Une petite rambarbe bien appréciée par temps humide

 


Pas du curé en vue mais pas sur la photo, celle là était plus sympa qu’une brèche sombre dans le rocher

 


Le brouillard s’installe et la forêt devient magique

 


Sente sous les falaises

 


Pas de la Corne : même la neige s’en mêle pour couronner le tout

Dans un genre totalement différent il y a la cascade de la Pisserote à St Joseph de Rivière en Chartreuse. L’accès à la cascade est insolite car il faut remonter le cours d’eau en passant d’un rocher à l’autre (à moins que nous ayons raté le chemin d’accès). Chaussures étanches et antidérapantes obligatoires sous peine de bains de pied ou trempage de fesses voire pire. En été pas trop de soucis pour les bains mais à cette saison, j’imagine que marcher, humide, du bas ou du milieu est des plus déplaisant.

Au bout d’une quinzaine de minutes on se retrouve au pied des cascades (la principale et les secondaires) et là c’est la douche en fonction de l’orientation du vent. 80m de chute, la principale est magnifique surtout vue sous cet angle mais par contre inconfortable pour les photographies.

Pareil que précédemment si on veut rester au sec il faut se placer au bon endroit et être bien équipé.

Un passage raide sur la droite sur un éboulis et assez glissant permet sans sentier tracé de retrouver un accès vers la forêt d’où surgissent les eaux qui constituent les cascades


Effet de vent, souffler n’est pas jouer. Pfffff….

 


Une baignoire se remplit mais sachant que le robinet fuit quel est l’âge du capitaine ?

 


La même fuite avant l’intervention du plombier

 


Et pourtant quand j’ai pris la photo dans le plus simple appareil (un Fuji basique), j’étais persuadé qu’il y avait une fille sous la douche. C’est bon j’arrête le Pisse dru.

Et si le froid, la pluie, la neige ne vous encouragent pas à crapahuter, il est toutefois possible de sortir de dessous la couette pour plein d’autres activités : un bon jacuzzi face aux massifs enneigés comme à l’espace détente de Vaujany par exemple. Bon on ne rêve pas quand même : pas de musique d’ambiance, ni lumière tamisée ou champagne, voire tête à tête romantique … j’ai dit détente, que ce ne soit pas une mésentente. L’endroit n’a pas le charme que l’on peut trouver dans un Hammam digne de ce nom mais nous autres isérois (même d’adoption), savons nous satisfaire de peu de choses…….

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La nature est surprenante. Aurait elle compris l’influence néfaste de l’homme à son égard ? On le dirait parfois, il n’y a qu’à voir comment certains joyaux sont protégés dans leur écrin pour s’en persuader. Je ne dis pas que c’est toujours inaccessible mais les conditions limitent de façon plus ou moins conséquente les visiteurs.

Pour preuve les fontaines pétrifiantes dans l’Oisans. Cette résurgence, due à la nature géologique de l’endroit, une des plus belles de France, est située entre le plateau d’Emparis et le barrage de Chambon.

L’accès à ce lieu se fait à partir d’un petit village, Mizoen, dont la route d’accès est très étroite et ne permet pas de croisement. Si manoeuvres nécessaires, un bon chauffeur est plus que recommandé. Après avoir déposé la voiture, il faut emprunter un chemin en balcons sur un massif schisteux, très impressionnant pour les personnes sensibles au vertige ou affectées d’acrophobie.


Le passage sur cette pente escarpée dure environ 45 minutes pendant lesquelles mettre un pied devant l’autre en regardant le chemin garde tout son sens. Raccourcir le temps de passage en augmentant la vitesse de progression n’est pas un conseil que je donnerais mais bon chacun est libre du choix de sa propre sécurité tant que cela ne pénalise pas autrui.

Dommage d’être dans un cadre si magnifique et ne regarder que le bout de ses chaussures me direz vous (et si vous ne le dites pas, je le fais pour vous). Je vous l’accorde mais il n’est pas interdit de faire des pauses pour profiter du paysage ou faire des photos.
Par contre pour les besoins naturels mieux vaut avoir pris ses précautions avant car bien qu’abaisser son centre de gravité soit un facteur de stabilité, il manque la plus basique intimité en cet endroit et cela pourrait conduire en cas d’absolue nécessité à faire des gestes précipités pouvant se révéler dangereux. Bien évidemment , balade à proscrire par temps de pluie ou en présence de neige, verglas sous peine de glissades non désirées et pouvant être fatales.

Mais il faut le reconnaître le jeu en vaut la chandelle, la vue sur la retenue du barrage est magnifique et la couleur de l’eau est tentatrice à souhait. Le niveau est régulé volontairement bas car des fissures ont été identifiées sur le barrage donc la pression exercée est réduite avec moins d’eau. Bien sûr que tout cela est surveillé, bien sûr que l’on ne risque absolument rien mais moi je suis bien content de ne pas habiter dans la vallée. Un barrage qui casse, cela me rappelle quelque chose …. Ah oui, çà me revient. Vous avez raison , c’est vrai, je suis hors sujet.


Donc passée cette approche vertigineuse, on arrive sur un contrefort permettant l’accès au refuge des Clots. En fait c’est un ancien village abandonné dont quelques maisons ont été réhabilitées pour pouvoir restaurer et permettre le repos aux gens de passage.

De cet endroit on voit très nettement la cascade de la Pisse, la bien nommée ainsi que les fontaines pétrifiantes aussi appelées tufières car produisant le tuf, cette pierre dont j’explique brièvement la création un peu plus bas. Mais l’accès à ces dernières se fait au prix d’un dénivelé supplémentaire de 350m avec des portions bien pentues et parfois encore aériennes pour des passages avec pression dans les barres (rien à voir avec une bonne pression dans un bar).

Mais que c’est beau et on se sent soudainement pétrifié à la vue de ce spectacle rare sous l’oeil vigilant de la Meije et de son glacier.

Séquence géologie
L’eau du plateau d’Emparis traverse une couche de roches sédimentaires perméable riche en calcaire soluble et se charge de bicarbonate de calcium. Ensuite elle atteint une couche de roches cristallines imperméable et par effet de gravité, en suivant la frontière entre ces 2 couches, elle vient jaillir à de flanc de montagne comme si cette dernière pleurait non pardon, la cascade s’appelle la Pisse. Les chutes d’eau chargée provoquent ensuite des dépots qui, depuis des millénaires ont constitué une pétrification appelée tuf. Cette pierre facilement récupérable, se taille très bien et a été utilisée localement pour la construction des angles extérieurs des maisons traditionnelles.

Malgré mes nombreuses randonnées, je n’ai pas le souvenir que l’une d’entre elles ait pu me décevoir, je ne parle pas bien entendu des randonneurs(euses) . Par contre il en est qui m’ont marqué plus que d’autres et celle là en fait partie.
Je rassure les inquiets au cas où, je n’ai pas gravé mon nom dans la pierre là haut mais j’ai grave cet endroit dans ma mémoire.

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