La Pinéa dans la Chartreuse, cet éperon rocheux qui culmine à 1771m est bien connu des grenoblois car même pour le citadin basique qui n’ira jamais le gravir, il fait partie du paysage au même titre que le mescal dans un bar mexicain. Et attention, tempête sous la tête !
Selon des vieilles croyance mexicaines le gusano, le ver que l’on trouve dans les bouteilles de mescal aurait pour propriété de donner pouvoir et virilité après ingestion.
Euh là je m’égare …
Donc au programme, enchaînement de 2 sommets : la Pinéa en premier puis trônant à 1867m, le Charmant Som (non ce n’est pas une sieste même pas crapuleuse car il faut prononcer “son” à la français quand bien même votre progéniture masculine revendiquerait autre chose.


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A partir du parking de la piste de ski on suit le sentier, transformé en gigantesque patinoire et où commenceront les premières chutes, chutes qui se prolongeront tout au long de la rando.
En sortie de forêt la belle nous apparaît enfin le mamelon turgide dénudé. Attention, ne pas s’y fier et rester bien couvert car le froid est vif, le vent est de la partie aussi donc les conditions sont réunies pour une bonne crève si on ne prend pas garde du corps pour se protéger des risques. On ouvre uniquement pour évacuer les calories excédentaires mais on ne se balade pas à poil quand même, quoique ça ce soit déjà vu.


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Mais que voilà donc ? En tournant la tête à bâbord on peut découvrir le plus haut sommet de la Chartreuse, Chamechaude (2082m), aussi appelée Damechaude par tous les grimpeurs du coin. Il est vrai que l’arrivée par ses balcons ne laisse pas insensible même un honnête homme. Par contre le risque est à la hauteur de la beauté et une sécurisation en cordée n’est pas inutile pour les moins expérimentés .


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La partie finale de l’ascension devient de plus en plus raide jusqu’à atteindre une barre méritant grande vigilance car si chute il y a ici, dégâts forcément il y aura.
L’arête sommitale est l’été bien encombrée. A cette époque c’est encore fréquentable mais des parois glacées interdisent de sortir en boucle il faudra donc faire marche arrière sur la voie d’accès. Nous profitons du panorama exceptionnel et nous amusons des facétieux chocards qui concoctent un ballet improvisé des plus attractifs.


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Nous avons encore du pain sur la planche mais ce jour est béni car sa majesté Mont Blanc daigne sortir de son halo pour généreusement nous montrer son sommet au dessus du massif de Belledonne (Belle d’homme pour les mêmes qu’avant). Et on dira que ce n’est pas féminin la montagne comme activité!
De nouveau passage de la barre, et ça repart. Ce passage est plus varappe en fait que marche et il faut utiliser les 2 mains après avoir rangé les bâtons sinon c’est galère.


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Poursuite par les crêtes du Montfromage avant une pause bien méritée (35°C sous les cocotiers, sable fin,cocktail détonnant et hamac en prime)


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Le repos en cette île paradisiaque fut court car le Charmant Som se profile à l’horizon et il reste de la trotte à faire. C’est sur ce dévers à gauche que je suis tombé à cause d’appuis incertains mais là il n’y avait que de la glace et des crampons (oups) auraient été utiles. Et hop déjà un truc pour ma liste au père Noël.
Et quant au coude la douleur s’estompe et pour un bon verre il se lève sans problème.


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Nous venons de la pointe extrême droite de la zone blanche centrale et nous allons y redescendre plus tôt que prévu. Effectivement 2 membres du groupe sont en difficulté, les piles sont “nase” et ils sont au bord du malaise. Un à cause d’asthme et l’autre par fatigue due à manque d’endurance. En ce cas il n’y a même pas discussion , le groupe reste uni et on se met au niveau du plus faible pour assister.
En coupant à travers bois et pistes nous avons rejoint sans encombre le parking. Donc ce fut un petit 800m de dénivelé cumulé au lieu d’environ 1000 mais ce fut très agréable quand même et cerise sur le gâteau aucune fatigue donc c’est de bon augure pour les courses montagne de printemps qui monteront beaucoup plus haut. On continue à s’entraîner quand même car cela va vite arriver.
Lao, toujours plus haut.
Oui je sais, je suis fatiguée et peu inspirée, mais je suis toujours là…
Oui toujours plus haut mais en sachant bien quelles sont mes limites pour que le plaisir ne se transforme pas en cauchemar.
J’apprécie ta présence régulière mais tu peux aussi t’éclipser de temps à autre pour une belle balade en famille, ton coin ne manque pas de ressources j’imagine et tu verras la fatigue, la mauvaise, disparaîtra..
Jolie promenade ! Merci
Il n’y a pas de quoi. Et si tu passes dans le coin, tu dring et je t’emmène découvrir de beaux endroits
Tu me donnes envie de me remettre à grimper, je vais en parler à mon vieux pour qu’on se refasse les crêtes du Jura !!
Sans commentaire, Bulle, sans commentaire lol.
Allez, je sors…
oui, tais toi physiquement toi LOL
et mathématiquement cela donne quoi ?
p(A) x p(B) = p(A “et” B)
Uniquement si A et B sont des évènements indépendants sinon la formule est :
p(A si B) x p(B) = p(A « et » B)
Ah les probabilités mais si on s’en tenait aux faits…
mais non !!! p (si A + T) = p ( L+L = A++++++) mais faudra soustraire B bientôt!!!
Voilà ce que c’est que d’avoir sécher les cours de stats & prob, mais quelle brillante démonstration où B n’existe déjà plus mais que tu veux soustraire quand même … hahaha
Que j’aurai voulu avoir un prof de math comme toi, j’aurais probablement raté mes partiels mais réussi mes totaux en rire.
Tiens j’irais bien faire un tour à la plage moi.
Avec ce vent mes cerf-volants vont se régaler…
Tes désirs font désordre haha
Décidément, tu aimes bien les cervidés, toi !?
Je ressens comme un élan pour les cervidés …
Ravi de te donner de telles envies mais en parallèle de ce programme très privé, si il vous venait l’idée d’aller randonner dans le Jura et de faire les crêtes par exemple, j’avoue que … mais je ne voudrais pas déranger.
J’en reviens… Comme si les pieds avaient de la mémoire alors que je les avais abandonnées depuis trop longtemps. Le pied ! Promenades solitaires pendant que les autres digèrent dès que le jour se lève et ce matin, jour de départ, une lune resplendissante qui a pris le temps de se coucher derrière la montagne alors que je grimpais en courant pour ne pas en perdre une miette… sublime !
Alors comment c’était ? Mais je me doute un peu de la réponse.
C’est beau l’Indochine mais qu’as tu demandé à la lune ?
C’était un instant suspendu entre la nuit et le jour… J’ai essayé une ou deux photos pour les copains tout en sachant qu’il y a des moments à vivre : le givre, les herbes brûlées par l’hiver qui craquent, l’odeur de matin froid et cette lune plus belle que dans un Baudelaire.
J’adore la photo mais parfois, j’ai l’appareil en main, le doigt en appui sur le déclencheur mais je ne déclenche que mes sens pour profiter de cette chance de pouvoir ressentir les beaux spectacles que la nature nous offre.
Une fois “redescendu”, il m’arrive de dire si j’avais su mais je souris … cela me donne une bonne raison d’y retourner.
C’est magnifique et, comme à ton habitude, si bien conté qu’on croirait y avoir participé… ça donne envie mais… comment fait-on lorsque l’on a le vertige ?
Tiens, parlant de ver…
Me permets-tu une petite annotation ?
Oui ? Oh, merci, tu es trop gentil
Le mescal (les andalous aiment bien, alors ça me parle lol), n’est ni aphrodisiaque ni -comme il se dit aussi- hallucinogène (ou alors juste hallucinogénial haha)… non, pour cela il aurait fallu de la mescaline dans sa composition. Et oui, de là part la confusion : mescal… mescaline… ! Alors qu’en nahuatl, “mescal” veut juste dire “mangey(agave) cuit”.
Ah, les mots !
Quant au ver d’agave, pour ta gouverne, il est neutre ; si, si, neutre ! Attends ! C’est la déesse Mayahuel qui l’a dit et c’est la patronne de l’ivresse, alors les alcools, hein, ça la connaît !
Bon, donc, du mescal pour l’ivresse, ok, mais c’est tout
Je te souhaite une bonne soirée, Don Felipe.
Je suis moi-même acrophobe (sensible au vertige). le vide m’attire et je n’en ai pas peur, j’ai peur de l’attraction qu’il provoque.
Tout se soigne et se combat si on le veut et puis il n’y a pas que des balades aériennes, on peut se faire plaisir sans monter très haut.
Merci pour l’escale dans le domaine du mescal.
Ah les légendes ! Une autre indique que le gusano, en fait une chenille plutôt, hériterait de l’esprit de la plante et le transmettrait à celui qui le mange.
Alors … “salute”
Acrophobe ! Voilà, je cherchais !!! merci
Avec un bon guide, ça devrait le faire. Enfin… peut-être pas les crêtes du Jura tout de suite… lol
Pour l’autre légende… des fois que… j’en conclue qu’avant de s’enivrer avec le mescal, il vaut mieux faire connaissance avec la plante pour tester son esprit…
Ti ha anche
(oui, je sais, je sais)
Vive la botanique !
coucou lao
j’adore tes photos, c’est bô
pour ma part il n’y a pas que le vertige, la guibolle ne pourrait m’emmener…
cependant, shadows adorerait……..
bises et à bientôt
Ta guibolle t’as laissé tomber, c’est le moins qu’on puisse dire.
Elle a besoin de toi maintenant, ne la laisse pas tomber, fais la vivre, fais lui plaisir et tu verras, dès qu’elle le pourra elle t’emmènera où tu veux.
Ne crains rien elle ne fera pas d’ombre à Shadows
Super de quitter des sentiers pour en retrouver d’autres contés… C’est moins dur de redescendre !
Le retour est toujours pénible sauf … si on sait que l’on va revenir .
Les balades au bord de l’étang des Launes aux Saintes Maries, c’est pas mal non plus tu sais !!! Pas besoin de se creuser la cervelle avec des maths, non mais ….. Pis avec la miss Khayaa et ses fous rires y a quand même besoin d’oxygène en cours de route pour reprendre le souffle …..Donc c’est déjà de l’aventure !!!!!
Ce sera à faire, j’apprécie la nature et pas que la montagne.
Quant à l’aventure …
L’intérêt de connaître les formules est surtout de savoir quand il ne faut pas chercher à les appliquer mais laisser faire.
Je garde un merveilleux souvenir des Saintes : un hiver il y a 10 ans environ, la plage, la neige, le froid et une immense chaleur en moi toujours inexpliquée.