Pour tout randonneur, même débutant, il ne fait nul doute qu’il n’y a guère de confusion entre un chamois et un ours. Si c’était le cas il faut vite consulter un ophtalmo.
La différenciation peut être légèrement plus délicate entre bouquetin et chamois et encore il faut être parisien(ne) qui ne sort pas du métro.
Maintenant mouflon et bouquetin relève de la subtilité mais je vous laisse œuvrer et faire bosser Google pour les « ceusses « concernés.
Et les oiseaux ? Mince il y en a un qui y a pensé.
Allez, je vais évoquer la confusion la plus communément faite (je le sais car moi aussi je tombé dedans).
Le corbeau de ville a fait des émules non pirates. En montagne sévit le chocard que beaucoup ont appelé et d’autres appelleront encore et encore le choucas alors qu’il s’agit du chocard.
Premier point facilitant l’identification, le choucas ne vit pas en altitude mais en plaine donc la probabilité de rencontrer celui-ci se tapant l’incruste chez son cousin montagnard est caïman nulle comme disait un crocodile de mes amis. De plus il a un bec noir et des pattes de la même couleur donc vue de face ou latérale, à bonne distance,là, plus de doute possible.
Le chocard a quant à lui un bec jaune et des pattes noires quand il est jeune qui virent au rouge vers 1 an. Je connais des montagnards qui virent au rouge en buvant de l’eau magique mais là c’est une autre histoire… Hic.
Peu farouche, il n’hésite pas, même seul, à approcher le pique nique des randonneurs et il sait pour cela user de mille stratagèmes entre la discrétion la plus totale, arrivant à pattes par derrière ou bien en réalisant un show de vol libre à l’américaine avec cascades, plongées et retournements dans l’espoir qu’on leur jette une obole. J’en ai également vu un qui volait sur le dos en faisant des clins d’œil mais cela reste assez rare.
Même si c’est tentant, ne pas leur donner de nourriture surtout du pain car ils ne digèrent pas le gluten de blé . Si eux aussi s’y mettent où va t’on …
Par contre dur, dur pour les photographier en vol sans un appareil approprié, la vitesse et les brusques changements de direction rendant toute anticipation pratiquement impossible. Avec un petit APN de poche, mieux vaut photographier les paysages ou les jolies randonneuses qui elles aussi peuvent être “choucardes” même si elles ne volent pas, quoique physique et honnêteté n’ont absolument aucun point commun.
C’est à l’occasion d’une randonnée au pic St Michel dans la partie Est du Vercors que je les ai rencontrés, je n’ai pas mis de «e» donc je parle des chocards uniquement. Cet alpage si paisible est bien trompeur car il se termine par une immense et vertigineuse barre rocheuse de plusieurs kms donnant sur Grenoble et sa périphérie Ouest. Bien entendu toute chute est formellement proscrite dans ce qui pourrait ressembler à un chaudron du diable quand les nuages s’en mêlent mais ne traversent pas sur le plateau. La règle de base en de telles conditions est de ne pas approcher au-delà de la distance mini de sécurité, à savoir sa propre hauteur +50cm. Si on chute sans rouler, on a ainsi toute chance de ne pas basculer vers un voyage en Enfer et de servir de nourriture au Diable. Le problème est que entre la théorie et la pratique la relation n’est pas parfaite mais plus fusionnelle. Le chemin de bord de crête passe de temps a autre en fonction du relief bien à l’intérieur de la zone dite interdite donc un pied sûr est plus que recommandé quand on ne peut pas éviter le passage.

La patrouille des chocards du Vercors à l’entrainement.

Le Vercors va être une nouvelle fois notre terrain d’aventure avec tous les secrets qu’il recèle

Le pic en haut, objectif en vue

Cela s’affaire dans la cuisine, on voit un petit fumet

Ah çà se précise on dirait

Non il ne s’agit pas d’une éruption mais d’un gros nuage qui remonte la falaise

Crêtes des crocs juste avant celle de l’ours. Le col de L’Arc est en contrebas et non visible juste derrière la pierre au milieu.

çà c’est cadeau pour les filles

Petit bonus : le coin d’en haut vu du bas (Grenoble) quelques jours plus tard. Je vous l’avais dit que le Diable est présent.

Merci pour cette leçon sur les chocards et pour les fleurs au passage. J’aurais eu les chocottes à l’approche de cette patrouille de volatiles.
Tu dis dangereusement Lao ..; Merci pour le sourire que tu viens de me donner ce soir. bises d’une fille
Je dis ce que je pense mais je ne vis pas toujours ce à quoi je pense. Il parait que c’est normal…
Si j’ai bien compris le choucas est un corbeau des basses plaines et le chocard un choucas des montagnes ?
Même si mes pieds ne sont pas jaunes, je dois avoir un peu de sang chocard…
Malheureuse! Ne dis pas qu’un choucas est un corbeau … il est toujours beau.
Choucas et corbeaux peuvent se mélanger pour partager un espace mais il n’y a pas de couple mixte pour autant.
Quand au chocard, le choucas ne lui arrive pas à la patte bien que tous deux soient si semblables.
Dans cette riche famille des corvidés c’est le chocard qui a ma préférence. Inutile de demander pourquoi.
[...] parfaite dans la sellette ensuite, une prise d’altitude en profitant des thermiques tel un chocard et c’est parti pour un vol dont la durée dépend de bien des facteurs, parfois si complexes dans [...]
Merci pour cette éclairage,
Lors de mon séjour au Club Med des Deux-Alpes les Chocard n’ont pas manqué de cassé la croute vers la sortie des cuisines.
Ce sont des oiseaux très intelligent !
Bonsoir,
Auriez-vous la gentillesse de passser sur http://le-bosse-fort.over-blog.com/article-apn-hybride-vs-reflex-olympus-iii-prise-en-main-suite-99885920.html, de donner un coup d’oeil à la légende qui se trouve en-dessous de la photographie d’un chocard… Vous comprendrez illico le Big problème qui se pose au sujet du régime alimentaire de ces adorables zozios…
J’ai des questions auxquelles je ne peux pas répondre, et je constate que je ne suis pas le seul à leur avoir donné du pain… bien classique.
Un sincère merci tant de ma part… que de celles des intestins (et peut-être plus, les pôôvres !) des chocards