Un fermier décida d’acheter un jeune coq pour regarnir son poulailler et permettre ainsi une mise en retraite au vieux coq en place. Celui-ci, encore dans la force de l’age et pas fatigué le moins du monde par la noble tâche qui lui incombe ne voit pas d’un bon œil l’arrivée de cet intrus qui d’entrée se montre prétentieux et pédant. Mais sage qu’il était, tout en faisant de mauvaise fortune bon cœur, il va accueillir le nouveau venu, ne souhaitant pas être confiné à un rôle d’observateur et devenir ainsi la risée des poules du quartier. D’un pas téméraire et assuré, il s’avançe vers le jeune coq déjà entouré de toute une faune de jeunes et moins jeunes poulettes en “mâle” de sensations.
La poignée d’ailes est froide mais cordiale.
- Bonjour jeune ami et bienvenue, suivez moi donc un peu, j’aimerais vous entretenir d’un sujet délicat
- Volontiers mais brièvement “j’ai du pain sur la planche” (chez les animaux le vocabulaire est plus poétique)
- Voilà, notre fermier a pensé que j’avais besoin d’un coup de “main” (idem ci-dessus) et c’est la raison de votre présence ici mais celle-ci n’est pas justifiée car je me sens en pleine forme pour pouvoir honorer tout ce poulailler pendant quelques temps encore. Mais afin de ne pas paraitre ingrat et peu généreux je vous propose que l’on se répartisse les poules, une moitié pour vous et l’autre moitié pour moi.
- Hahaha, mais il n’en est pas question vieux fou, ton temps est fini et je suis seul maître à bord. Je n’ai que trop discuté, toutes les poules sont pour moi.
- Alors faisons la course du sage pour nous départager.
- La course du sage mais qu’est-ce ?
- C’est simple, le premier arrivé à l’autre bout de l’enclos devient le maître du poulailler et conserve toutes les poules pour lui.
- Je n’ai jamais rencontré de vieux coq aussi insensé que toi, je vais te battre à plates coutures.
- On le saura plus tard mais par contre vu mon grand âge je te demande une faveur.
- Et la quelle donc ?
- Juste de me laisser 2 m d’avance sur toi, mes pattes n’étant plus aussi fortes que par le passé.
- 2 m, 3 m si tu veux, de toute façon même ainsi je vais gagner.
Les 2 coqs se préparent donc pour la course et le départ est donné. Tous deux se ruent vers l’objectif et soudain….PAN… une détonation retentit et le jeune coq git au sol mort sur le coup, abattu d’un coup de fusil.
Le canon encore fumant, le fusil en main, le fermier s’écrie : nom d’un p’tit bonhomme, c’est déjà le 3ème coq homosexuel que j’achète en 2 semaines. En fin de compte mon bon vieux coq remplit encore bien son office je vais laisser le poulailler tel quel.
Morale : ne pas sous estimer le pouvoir de l’expérience des anciens.
Maintenant les jeunes sont prévenus alors faîtes gaffe “les vieux”.
et comme d’habitude les poulettes n’avaient pas leur mot à dire, elles décidèrent donc de se mettre en grève…
non c’est pour rire, les poules on s’en fout,
j’aime bien la morale du vieux sage…
bise, rejane
J’ai fait au plus court mais effectivement les syndicats de poulettes sont intervenus pour statuer sur l’arrivée non annoncée du jeune coq. L’approbation n’étant pas totale un désaccord apparut et les œufs furent brouillés.
génial ta réponse, j’ai bien rigoler, merci
rejane
J’en suis fort aise. Si mes pérégrinations peuvent véhiculer le rire et la détente, je suis heureux.
Lao fit le z’oeuf d’altitude.
l’homophobie est partout ! quelle horreur !
ce que je voudrai savoir, c’est comme la madame du monsieur fermier a préparé le feu poulet ?
Et si les poulettes ne se sont pas orientées finalement vers, elles aussi, l’homosexualité… ? n’ayant qu’un vieux coq à partager ?
Mais de quelle fermière parles tu ? Je me suis relu à plusieurs reprises et je n’en ai pas vu la moindre trace ni évocation. Ah, l’imagination, fait minime, mais source parfois de grande incompréhension.
Le pauvre coq criblé de plomb qu’il était n’a pas eu une fin au vin mais hélas plus sordide.
Il ne faut pas prendre la métaphore au premier degré, l’homme aux phobies n’est en fait pas plus à plaindre que l’homme aux philies, c’est juste une question d’interprétation.
Et les femmes me diras tu encore une fois ? Fines stratèges et calculatrices, elles n’en finissent pas de faire des addictions sans compter sur les doigts… ni sur les vieux coqs. Quoi que…
pardon …lire >> c’est commENT
Tu es pardonnée mais j’avais auto corrigé….
et les poules elles n’ont pas leur mot à dire ? elles préfèreraient l’expérience du vieux à la vigueur du jeune ? je ne sais….
Tu le sais bien, on ne touche pas à la poule aux yeux qui dore, on surveille la cuisson et on ne s’endort pas… :=)
Dans la réalité ce n’est hélas pas toujours l’expérience des vieux coqs que les jeunes poulettes préfèrent mais leur CB ( charité bienveillante).
Tout parallélisme avec une histoire d’humain serait purement fortuite, je suppose ….
C’est toujours pendant les messes basses que les jeunes se font …
Je suis de l’avis de Rejane et Sandrin , m’enfin les poules n’avaient pas leur mot à dire ! Je me demande si la fermière était derrière l’idée …
J’aurais dû appeler cet article : le syndrome de la fermière…inexistante.
Décidément il va falloir que j’écrive la version poulette face à cette levée de boucs pliés….. Je ne promets rien, mais je vais y penser.
On dirait que ça sent le vécu, non ?
Ou le vaincu …. qui sait , mais quel est il?
[...] d’une course de coqs dans un poulailler, un jeune coq double le deuxième de la course puis, en approchant de la ligne d’arrivée, il se fait [...]
Je n’ai pas pour habitude de poster des commentaires aux articles que je lis mais j’aime beaucoup votre blog.
Je n’ai pas pour habitude d’écrire pour avoir des commentaires.
Je partage librement et sans contrainte avec des personnes connues et inconnues une partie de mes pensées sur des sujets parfois très hétéroclites.
Réalité ou fiction, peu importe si je me plais à écrire et si il est plu de me lire et aussi de commenter.
Un commentaire est toujours espéré lorsqu’on anime un blog mais quand en plus il est appréciable et apprécié, c’est la cerise sur le gâteau.
Aussi merci à toi et reviens quand tu en as envie. Pardon ! Merci à vous et revenez quand vous en avez envie.
Bon vent avec ou sans kyte.
J’ ai eu un coq qui s’occupait magnifiquement de ses 2 poules avec une délicatesse et une courtoisie à faire palir d’envie beaucoup d’hommes …
Tu écris “j’ai eu”.
Est ce à dire que le cher coq a succombé aux assauts de ces poulettes sans pitié ou bien qu’il est allé noyer un chagrin dans le lac.
On entend encore Savoie le matin….
moi, je voul’dit….. c’est comme çà….. et pas autrement !!!!! Na
Bravo!
Il fallait le dire, je partage