“Team building” mais qu’est-ce encore que cet anglicisme Barbara ?
Est il mot logiquement parlé, en anglais, “team” signifie équipe et “building” construction.
Le pavé étant jeté dans la mare, accompagnons le et regardons le donc s’enfoncer au fond du lac.
Cette expression, “team building”, correspond à une pratique fort recommandable, utilisée dans certaines entreprises ou groupes et qui vise à développer des valeurs collectives comme l’implication, l’interdépendance, la faculté de travailler en équipe dans le cadre d’activités ludiques ou événementielles en groupe.
Renforcer la cohésion (mais hélas pas cohérence) dans les services, départements pour en améliorer l’efficacité et le rendement est le leitmotiv. Il n’y a pas de fumée sans feu, si vous croyez que votre entreprise vous paye pour aller faire du paintball, du rafting, du trekkng ou autre jeu de groupe, alors que d’autres de vos collègues sont en plein boulot, vous vous fourrez le doigt bien profond dans … l’oeil .
Suivant les valeurs identifiées comme étant à développer, le patron, disons plutôt pilote (je n’aime pas le mot patron sauf peut être en couture et encore), choisira telle ou telle activité.
Ainsi la gestion du stress par exemple ne se régalera pas d’un repas dans un restaurant sauf si la peur de ne pas pouvoir dévorer toute la carte se manifeste. Rappel important vous ne payez rien à part de votre personne alors en prendre pour le maximum.
Pardon qui a parlé d’éthique ? C’est bon, on se comprend ….
Par contre pour le saut à l’élastique mieux vaut avoir mangé léger pour cultiver le dépassement de soi-même car sinon ce qui risque de dépasser sera haut en couleurs mais pas des plus agréable.
Des sociétés spécialisées ont su flairer le créneau et proposent leurs services pour organiser de la session basique jusqu’au “all inclusive” de luxe.
Le “must” que j’ai pu voir et pratiquer en ce domaine , c’est en Chine. Les prestations dignes d’agence de voyages spécialisées dans la culture d’entreprise. Les budgets sont colossaux, les lieux et activités toujours très originaux et insolites avec une infrastructure et des ressources locales impressionnantes. Les conjoints sont même parfois invités à participer, renforçant ainsi le pouvoir de l’entreprise au sein de la famille, une forme de chantage subliminal.
Mais on ne déroge pas à la règle d’or pour ne pas faire de jaloux. Toute le monde à l’usine en semaine et “team building” le weekend (je n’ai pas dit tous les weekends non plus).
Essayez donc d’organiser une telle séance en France. Je ne sais pas disons plusieurs centaines de personnes dans la baie du Mont StMichel faisant la course contre la marée remontante avec en toile de fond solidarité et transfert des compétences face à la difficulté. Et une difficulté qui vous trace à la vitesse d’un cheval au galop (cheval fatigué et marchant au pas car en vérité c’est environ 1m/s. Mince je viens de briser une légende, Victor Hugo va m’en vouloir) en fait n’est pas une difficulté mais un cauchemar pour les plus faibles dont certains, noyés pour avoir fait de mauvias choix et non assistés par les collègues plus sportifs et égoïstes qui ont réussi à se mettre à l’abri.
Je ne me rappelle plus du taux de perte autorisé…LOL et je tairai volontairement le nom de ceux qui pourraient réussir à convaincre certains de leurs collègues qu’ils faut courir vers les vagues et non en sens opposé. Là c’est un autre outil appelé “team killing” mais on en reparlera dans un autre article peut être.
Je rappelle que le thème (je n’ai pas dit le but) n’est pas la manipulation cérébrale, c’est pour une autre session. L’objectif n’est pas de se séparer du personnel mais bien de faire adhérer, c’est ce qu’on appelle la culture du disciple moutonneux ou syndrome panurgien, presque une secte pour certaines entreprises.
Ceux qui ne veulent pas s’y coller, par contre, feraient bien de revoir leur CV vite fait.
Bon je passe la logistique avec le transport les hôtels, la bouffe et tous les petits tracas d’une telle organisation. Maintenant il faut trouver les acteurs parce que le “frenchy”pour ne citer que lui, en grande majorité et contrairement au chinois, il y tient à son weekend. C’est LE moment privilégié de sa semaine avec les courses de caddies (pas sur les parcours de golf), la course aux soldes et promotions, la sacro sainte TV, le match de foot du petit dernier ou le magnifique repas de famille soporifique du dimanche midi et plus si affinité….
Il est de notoriété publique qu’un tel régime tue mais contrairement aux cigarettes ce n’est pas écrit sur le paquet. Tout est un problème d’éducation et en l’occurrence le paquet c’est nous… et la solution est en nous. Ne chinoisons pas chacun est libre de faire ce qu’il veut mais attention le vice serait d’être esclave de sa liberté.
La baie du mont St Michel peut être tranquille et les autochtones aussi, ils ne seront pas dérangés avant longtemps… sauf par des chinois peut être ….
Et le résultat alors ?
J’ai vu des collègues de travail chinois éclater de rire et se donner à fond collectivement dans les jeux et fêtes diverses pendant tout un weekend (des chinois qui se lâchent c’est impressionnant) pour ne même pas se dire bonjour le lundi matin à la reprise du boulot !!!!
Oui du boulot il en reste à faire en Chine car l’énorme argent investi n’est pas suffisant, il faudrait avant tout revoir les mentalités des collaborateurs par rapport aux relations hiérarchiques car sans entrer dans un libéralisme fou, la croyance exacerbée du chef qui a toujours raison est peut être ce qu’il y a de plus nuisible pour la Chine mais une bouée pour le reste du monde. Certains l’ont compris et mettent à profit l’esprit d’initiative des collaborateurs, la bouée se dégonfle lentemant, ceux qui ne savent pas nager ont du pain à faire la planche si ils ne veulent pas couler. C’est timide mais le pas est pris, “gaffos” ça va chauffer à Landerneau … dans pas longtemps.
Pour le fric je ne suis pas trop inquiet. Parfois même, vu les résultats peu probants sur les faits, je me demande si ce fameux “team building” n’aide pas à déclarer de faramineux coûts de formation déduits du résultat de l’entreprise et permettant un substantiel allègement de la contribution fiscale. Mais chut … je ne suis pas aveugle ni contrôleur de gestion, juste lucide et clair voyant.
Tout ça pour dire quoi au fait ? Ah oui cette semaine notre équipe de 8 personnes s’est votée à l’unanime amitié une période d’auto “team building” incluant une rando en montagne au lac du Crozet, suivie d’un dîner gastronomie montagnarde.
Bon personne ne regarde, rapprochez vous je ne vais pas le crier sur l’étoile, le “team building”, là c’est du pipeau. On s’entend super bien dans cette équipe et on délire grave ensemble, on avait surtout envie de se faire plaisir dehors comme on le fait de temps à autre. Le “fun”, il ne faut jamais oublier le “fun” surtout quand ce n’est pas “fun”.
Notez que “team” peut aussi se transformer en “mate” qui signifie camarade. Hé oui, certains y voient un avantage personnel avant celui de la société mais l’entreprise y retrouve ses petits de toutes façon alors au diable les varices….
Donc départ de Freydières à 1130m d’altitude pour rejoindre le Lac Crozet à 1970m soit 840m dénivelé. L’option retenue est de ne pas chausser les raquettes car pratiquement aucune neige au départ mais de les porter en cas de besoin là-haut car la neige est présente mais nous n’en connaissons ni la structure ni l’épaisseur .
La moitié du parcours se fait en forêt et pas de difficulté particulière si ce n’est que c’est un peu raide comme démarrage et surtout il faut veiller en permanence aux plaques de glace qui se jouent de nous avec un malin plaisir. Chutes prévisibles, chutes arrivées …


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Après la traversée de la forêt, le passage délicat : un dévers glacé. Ambiance rock ‘n roll pour les guibolles mais là pas besoin de cavalière ni de savoir danser, des crampons auraient aidé çà c’est sûr mais marcher avec ceux-ci nécessite une maîtrise sinon on peut se blesser.


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Arrivée sur un premier plateau bordé de couloirs où il vaut mieux ne pas rester quand la neige est abondante.


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Magnifique cairn doté de rubans propice à la réflexion et à l’imagination. Il faut continuer à monter mais parfois la neige est très poudreuse et on s’enfonce par zones. Les raquettes restent sur le sac, nous sommes prêt du but.


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En tout moment en tout lieu, il faut suivre sa lumière. A droite c’est une canalisation forcée qui alimentes les papèteries de Lancey


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Et voici le fameux lac, probablement le plus visité de la chaîne de Belledonne, vu l’hiver et l’été. Bon l’angle de prise vue n’est pas exactement le même mais l’orientation est là.


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Au fond le col de la Pra, le refuge du même nom se situe derrière. Passage incontournable pour des courses plus prestigieuses encore comme la croix de Belledonne.


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Congères sur la digue et abri sommaire. L’été l’eau arrive à fleur de la digue et les photographes se régalent en fin d’après-midi. Les couleurs sont magnifiques et les reflets intenses. A voir …


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Redescente en glissades plus ou moins contrôlées après une petite collation bien méritée. A côté du parking où sont stationnées les voitures, le lac des grenouilles est glacé. La nuit commençait à tomber alors les grenouille d’eau bénite hier sont allées se planquer dans l’étron, pardon les troncs, ce qui revient au même en fin de compte.


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Allez un bon feu, une bonne ambiance et un petit Mont d’or fondu avec salade et pommes de terre. Qu’il est bon parfois de bien mesurer le résultat escompté car il est bizarre que la mémoire collective s’estompe pour oublier les calories perdues pendant la course en comparaison de celles engrangées goulument à l’occasion de la cérémonie dinatoire.
En ce cas il faut se rappeler la parole du sage : bien mal acquis ne profite qu’à soi ….